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< »h1″ id="fancy-title-2" class="mk-fancy-title simple-style color-single"> La bière prend des rides et ça lui va bien…

Débat pas vraiment éternel mais très tendance : la bière peut-elle, doit-elle vieillir ?

Cela fait quelques années, en fait non, cela fait depuis toujours, que nous, belges, de tous les peuples de la Gaule les plus amateurs de cervoise, laissons vieillir nos bières les plus exceptionnelles. Ma grand-mère, qui ne buvait que wholesale mlb jerseys les jours fastes, avait dans sa cave des bouteilles de gueuze qu’il fallait remonter précautionneusement dans un panier à vin, en maintenant une inclinaison à 45° sous peine de se faire tancer. C’est un peu flou dans ma mémoire, cela remonte à pffffffffff, un demi siècle au moins, mais je crois que certaines de ses bouteilles avaient plus de dix ans. Aujourd’hui, le phénomène gagne joyeusement le monde de la bière d’Abbaye et les afficionados de Westvleeteren, Orval se ruent sur les vieux « millésimes » de leurs favorites, un peu comme les Monty-Python à la poursuite du Graal . On trouve facilement, pour le moment, dans les brocantes et autres marchés aux puces, des stands proposant de vieilles bouteilles de Trappiste pouvant atteindre les 25 euros pour un flacon d’une vingtaine d’années. Le débat est entier, car d’une part les « ambassadeurs » d’Orval, par exemple, acceptent un petit vieillissement de deux ou trois ans, mais guère plus sinon le produit devient « déviant » à leurs papilles. D’autre part les monomaniaques de la bière à l’anneau d’or, eux, se damneraient pour une bouteille de dix ou vingt ans, sans pour cela crier à la perte de saveur, bien au contraire, ils sanctifient les nuances et le caractère particulier qu’acquièrent les saveurs de base de la cuvée.

A Bruxelles, le très célèbre Jean Van Roy, de la, mondialement, réputée brasserie Cantillon, entrepose dans des galeries mises à disposition par la ville pour trente ans, des flacons de gueuze, du lambic, de la Kriek Lou Pépé qui sortiront de l’ombre dans quelques décennies. Histoire de démonter que certaines bières d’exception ont cela en commun avec des vins du même niveau, de pouvoir vieillir hors des délais normalement impartis à ce genre de produits. A l’heure ou tout va de plus en plus vite, la bière comme le vin est un produit de rotation autant que de volume, pourtant la nature et quelques brasseurs talentueux montrent allègrement le contraire. Ce qui permet aux bières de fermentation spontanée comme les lambics de vieillir très longtemps se résume en deux termes techniques : d’une part la dextrine produite naturellement durant le brassage, d’autre part les brettanomyces. Vu que la première résiste aux levures classiques, c’est la seconde, dans sa souche bruxellensis, qui va se taper le boulot tout doucement. La bière devient un peu plus sèche, un peu à la manière des vins qui mangent leurs sucres, mais elle gagne en profondeur. Ajoutez à ces deux éléments, une belle acidité et vous comprendrez en partie les clefs du vieillissement. Comme pour les vins, les bières sucrées, sans acidité, ne vieillissent pas du tout. C’est un choix, d’autant que le vieillissement est là pour apporter d’autres arômes, pas forcément pour améliorer des produits bien équilibrés, mais bien pour développer des parfums, des saveurs qui ne sont pas dans les produits au départ. C’est en fait là que le débat fait rage, amélioration ou déperdition, seuls les palais feront la différence. Pour ma part, un Orval de 99 et un vieux Lambic Bruocsella de Cantillon la même année ont fait mon bonheur il y a peu, mais je suis un sauvage…

Quelques bières à vieillir

Tournay Noire

Tournais, sa cathédrale aux cinq clochers et aux quatre sans cloches. Cette phrase dans mon enfance, évoque un mystère encore plus grand que les sept victoires de Lance les Bras Forts aux yeux des instances anti-dopage de L’UCI, c’est dire. Non pas que je fusse particulièrement arriéré, mais simplement, enfin bref. Voilà Tournais, et c’est le moment de découvrir une production locale. Mais avant de parler du produit, il faut évoquer une belle histoire qui débute en 1753. Avant-hier ou presque. Mais c’est surtout en 2004 qu’après 35 ans d’inactivité, surfant sur la vague des bières spéciales, que le second fils du dernier brasseur, associé à son cousin, à décidé de relancer la production sur place. Un sacré pari, pour un résultat exceptionnel. La noire, est une véritable bombe wholesale jerseys de saveurs et de parfums. Pas le genre de bière que l’on boit entre deux mi-temps de foot, mais bien pour assister à un sprint massif au bout d’une étape en ligne. Une bière Visten qui reconstitue, c’est sûr. Avec son haut degré, quatre malts, deux houblons, elle fait immanquablement vibrer la corde sensible des amoureux de Stout. Longue en bouche, son amertume en fin de palais lui confère une longueur hors du commun. Plus d’informations : www.brasseriedecazeau.be

Bouillon

Qu’est ce qu’on s’ennuie dans les croisades, Godefroid tu ne m’auras plus, mes compagnons, mes is camarades, je vous fais une croix dessus, n’en parlons plus…

Je suis certain que personne n’a en mémoire cette ode aux croisades et à Godefroid de Bouillon que fredonnait Carlos. Pourtant, cet ardent défenseur de la chanson française n’a pas hésité à engager Pierre Delanoë et Joe Dassin pour entreprendre ce chef d’œuvre en hommage au premier roi de Jérusalem. Bon, d’accord, à propos de ce dernier, le flou le plus intégral cheap mlb jerseys règne en maître. D’abord à propos de sa naissance, puis de sa binette. Personne ne sait à quoi Washington Redskins Jerseys il ressemble. Même pas le gars qui l’a sculpté sur un cheval que vous pouvez heating voir à Bruxelles. Sacré Godefroid qui, quoi qu’il en soit, même s’il n’y a pas vécu, nous donne un excellent prétexte pour passer quelques heures au pied du château. La petite bourgade, nichée dans une courbe de la Semois, semble endormie vue de là-haut. Pourtant le bourg a été balloté par l’histoire contemporaine, depuis la première nuit de captivité de Napoléon III après Sedan, jusqu’à l’explosion de ce camion d’essence durant le Mam’Zelle bombardement français de 40. La cité fut Rhum aussi un important centre d’impression. Bref, rien que pour cela, le voyage vaut le coup. Si en plus vous vous asseyez pour assister au spectacle de fauconnerie rock & roll dans la cour du visit château, une tradition bien belge soit dit en passant, vous aurez ensuite le bonheur de vous désoifer autour d’une bière locale. La brasserie de Bouillon brasse la « Cuvée de Bouillon » depuis 1996. Une blonche, a mi chemin entre une blonde et une blanche, elle aromatique et structurée, très bien faite. Ce fut aussi la première bière brassée sur place. Aujourd’hui, la Brasserie de Bouillon produit 4 bières aux Normandie… saveurs très différentes et riches. Le tout sans flonflons, un peu comme les ardennais qui ont le cœur sous la main mais n’en font jamais trop.

 

Plus d’infos sur : www.brasseriedebouillon.be; Tel 061/468940 (Brasserie).

Château www.bouillon-initiative.be Tel 061/466257 (Château-fort)

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