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Ristorante Costa d’Amalfi

A la plage comme à la plage…

Il en est des restaurants italiens comme des champignons après une journée d’averse automnale : ça sort de partout. Pas toujours évident de se faire une idée et de séparer le bon grain de l’ivraie. C’est à un voyage culinaire que je vous invite cette fois. Avanti popolo !

Déjà il faut aller dans le quartier européen ; pas évident, moi j’aime sourire et regarder les gens dans la rue. Alors que ces fonctionnaires font en général la gueule et regardent leurs pieds en marchant, je me demande parfois s’ils savent où se trouve la Belgique et combien d’entre eux ont déjà dépassé Nivelles… mais bon, foin d’a priori, nous nous en fûmes donc rue Stevin.

Il faut pousser la porte, sans tirer la bobinette afin que la chevillette ne choie, et descendre quelques marches, un peu comme dans les cuisines-caves d’antan. La salle est toute en longueur et donne l’impression de s’ouvrir vers une petite terrasse arrière qui devrait être bien agréable lorsque la bise aura cessé de souffler. Le patron est à la manœuvre, il tchatche à l’italienne, avec cette pointe d’accent digne d’un Tony signé Walt Disney. J’adore sa truculence, mais, surtout, sa passion pour les produits de sa région. Ce n’est pas un restaurant mais bien une ambassade qu’il a ouvert dans le quartier. Le chef propose une cuisine ethnique, mais pas rustique. On joue les racines à fond les ballons mais avec des touches contemporaines. C’est superbe d’équilibre et de finesse, d’originalité et profondeur. J’ai mangé un très bon carpaccio de langoustine à la poutargue pour commencer, puis, et là c’est une tuerie, un spaghetti à la colatura d’alici et tartare de thon. Mes aïeux ! Quelle déchirure de chez j’explose. Tout simplement magique. La colatura est un genre de jus d’anchois qui pourrait se rapprocher du Garum antique en moins brutal à ce que l’on raconte. Il faut goûter à cela au moins une fois dans sa vie tant c’est superbe. Puis, pour achever de dégouter mon régime qui n’en demandait pas tant, en plat j’ai attaqué un bœuf Podolica fumé chaud aux herbes des Lattari. Là on est au-delà de la tuerie, c’est carrément un hymne au végétarisme. Ben quoi ? Le bœuf mange de l’herbe, enfin celui-là, car il est un peu en liberté, certes surveillé, mais quand même. Le parfait au citron en dessert m’a donné l’occasion de rouler jusqu’à ma voiture pour y développer une petite sieste post prandiale bien méritée…

N.B. pensez à vous garer dans la partie basse de la rue pour éviter une ascension qui pourrait s’avérer problématique au retour. Je n’ai pas vraiment vu la carte des vins, j’ai fait confiance au boss et j’ai demandé des vins de sa région à base de cépages locaux. Et j’ai adoré. Bref, voilà une année qu’elle commence bien de chez je suis content et que je vous suggère d’y foncer avant que les locaux ne prennent d’assaut l’endroit et que vous ne puissiez plus vous y asseoir. Dernier détail, un lunch qui défie toute concurrence à 16,5€, et après cela vous conviendrez avec moi que la côte amalfitaine est définitivement la plus belle du monde…

Ristorante Costa d’Amalfi – rue stevin 192 à 1000 Bruxelles – Tél : 02 330 70 99
www.costadamalfi.be

 

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Showing 3 comments
  • dominique-albert gany
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    chouette resto semble t’il ..; j’aurais souhaité que les photos soiyent taguées, histoire de comprendre ce qu’on voit!

  • Le Sniper
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    Bien vu Eric, des anciens du I Latini qui se lancent dans une nouvelle aventure !

  • Pascal
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    Je m’y suis déjà rendu à 2 ou 3 reprises et c’était vraiment excellent !

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