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< »h1″ id="fancy-title-2" class="mk-fancy-title simple-style color-single"> J’ai été voir ma Normandie…

Lorsque mon téléphone a sonné il y a quelques semaines et qu’une voix charmante m’a demandé si j’étais disponible pour me rendre quelques jours en Normandie, une fois de plus, je n’ai pas pris longtemps avant de dire oui, fidèle à moi-même. Une fois que Maria, mon assistante, a pu dégager ces journées, il ne me restait plus qu’a attendre le jour J et à me lancer à l’assaut de cette région a peu près grande comme la Belgique.

Au volant de ma voiture, le GPS bien réglé, il ne m’a fallu que trois heures et quelques poussières avant d’atteindre ma première rencontre. Car il ne s’est agit que de cela durant trois jours : des rencontres, avec des gens, avant tout, avec des wholesale nba jerseys lieux et, surtout, avec l’histoire avec un grand H.

Oui, je sais, vous craignez le pire, avec moi ça va tourner autour de la production du Camembert, du Calvados, du Pont L’Evêque ou de la crème d’Isigny et rien qu’en lisant les pages qui suivent, vous allez prendre deux kilos. Certes, c’est possible, mais pas cette fois, car le thème défini par les organisateurs de mon séjour avait quelque chose d’un peu « angoissant » à mes yeux. Je vous fait juges : « Les femmes au Moyen-Âge en Normandie ». Oui, je sais, vu comme ça, j’ai cru un instant qu’il s’agissait d’une thèse de doctorat égarée dans ma boîte mail ou d’un demi-gag destiné à m’infliger les pires souffrances en rémissions de toutes mes bêtises. Mais à bien y regarder, wholesale nfl jerseys je me suis dit « Et pourquoi pas ? » C’est que j’aime cette magnifique région, que j’aime l’histoire, petite ou grande, et puis, tant qu’a faire, la météo annonçait un soleil des plus radieux. Et comme on dit au pont de Normandie : « Vogue la galère, ceux qui n’auront pas essayé n’auront rien gagné. »

Pendant que ma suédoise préférée dévorait les kilomètres séparant Bruxelles de Montivilliers, premier chapitre de mon voyage normand, dans ma tête défilait ma bande son régionale. Les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie et le bon cidre doux made in Normandie, une mare avec des canards, les pommiers dans la prairie etc etc. Mais ce n’était pas cette Normandie là qui me tendait les bras. Pas question d’aller flâner le long des plages du débarquement cette fois. Je partais à la rencontre de la Normandie qui commémore cette année le millénaire de la bataille d’Hastings. Ce fameux débarquement qui a vu les normands envahir la Grande-Bretagne et en faire une colonie française pour un sacré bout de temps. Bon, pour être honnête, ce n’est pas vraiment cela qui s’est passé, car au temps de Guillaume et de Mathilde, la Normandie était un duché indépendant de la France, mais bon, histoire de titiller nos amis d’Outre-manche, surtout en cette période de référendum, c’est toujours bon à prendre. Oui, vous avez bien lu, l’épouse de Guillaume le Conquérant se prénommait Mathilde, comme notre reine actuelle rien qu’a nous. Cela me faisait une raison de plus de m’y rendre dans cette Normandie voisine !

La Normandie est chère aux cœurs de nombreux belges, car nous avons libéré quelques cités, et non des moindres, de la région à la fin de la seconde guerre mondiale. Mais elle nous est chère aussi parce qu’il règne ici un art de vivre qui nous parle. Les normands accueillent avec le sourire, sans flatteries inutiles, sans cinéma, juste en étant normands. Un peu ce que nous aimons au quotidien. Si le soleil est de la partie, ce sera un bonheur de s’installer à une terrasse à Bayeux et de laisser le temps passer, ou de se balader le long des quais de Seine réhabilités à Rouen en se dirigeant nonchalamment vers le panorama XXL, espace tout à fait original ou une technique du XIXème est remise au goût du jour avec le concours d’un artiste allemand. La Normandie fait sa révolution touristique, elle n’est pas qu’une étape entre Paris et les plages, c’est une région qui se découvre, dont on tombe éperdument amoureux en une seule après-midi et, comble de bonheur, elle est vraiment proche de chez nous. Ce serait sot de ne pas se trouver de prétexte pour y aller souvent. D’ailleurs, en rentrant, je chantonnais encore, ou déjà : Quand le soleil revient plus doux, Quand la nature est reverdie, Quand l’hirondelle est de retour, J’aime à revoir ma Normandie ! La célèbre chanson d’un rouennais nommé Frédéric Bérat…

Six coups de cœur en Normandie

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S’il n’en fallait qu’une, visitez impérativement l’abbaye de Montivilliers. Surtout accompagné de Lia Ropiquet, un petit bout de femme pleine d’une énergie rayonnante, un genre de pile à combustible hors du temps et des normes. Trop souvent les lieux les plus émouvants du monde sont gâchés par des audio-guides ou des humains robotisés. Lia, elle, ne parle qu’avec ses tripes, avec son cœur, de SON abbaye, des ses Abbesses, des ses moniales. Je devais y rester une heure à peine, j’y suis resté plus de deux tant elle avait de choses à me faire vivre entre Roman tardif et Gothique primaire. Lia n’est pas là que pour les visiteurs privilégiés comme moi, elle est à la disposition de tout le monde, et je subodore qu’elle le wholesale nba jerseys vit avec la même passion.

Abbaye de Montivilliers, 76290 Montivilliers. Tél +33 2 35 30 96 66

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Si vous voulez laisser vos émotions vous submerger, prenez donc le temps de vous immerger derrière les murs de l’abbaye aux dames à Caen. Philippe Laroche vous entrainera d’émotions en émotions, avec un peu de chance vous visiterez la crypte du XIème siècle, ou les têtes des colonnes a motifs anthropomorphiques vous entraineront loin loin loin. Il vous parlera peut-être de son père, une histoire extraordinaire, ou de Charlotte Corday qui séjourna quelques années là-bas avant d’accomplir son geste funeste. Laissez-le vous montrer la pierre tombale de la raine Mathilde, l’épouse de Guillaume, mais surtout, une femme d’une modernité incroyable eu égards aux clichés que nous stockons à propos de cette période brouillée de l’histoire. Mathilde, une femme de tête, une reine issue d’un lignage exceptionnel, à l’intelligence brillante, qui régna vraiment et que Guillaume, lorsqu’il était en Normandie, associait systématiquement à ses décisions. Prévoyez deux heures, pour vous imprégner de l’atmosphère particulière du lieu.

Abbaye aux Dames, Place Reine Mathilde, 14000 Caen. Tél +33 2 31 06 98 98 ou +33 6 48 37 99 80.

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Qui dit découverte des femmes au moyen-âge en Normandie, dit, bien entendu, visite à la tapisserie de Bayeux. Très longtemps, cette tapisserie à été associée au nom de la reine Mathilde, alors, qu’en réalité, elle à très certainement été commandée, dirigée et financée par le frère de Guillaume qui était évêque et avait des vues sur le trône du duché en cas de pépin fraternel. Ne soyez pas rebuté par le côté vieillot de la mise en scène et de la visite. Certes, c’est un audio-guide qui vous raconte la tapisserie d’un ton un rien pompeux, mais si vous vous y rendez tôt en matinée, vous n’aurez pas à vous glissez entre les flots de vieillards américains ou allemands en ballade dans le coin qui accrochent cette visite à leur casquette parce qu’il faut la faire. Laisser vous prendre par la première bande dessinée de l’histoire. Du moins la plus ancienne qui nous soit parvenue. Les broderies particulières au point de Bayeux, les scènes de la vie, de la légende, des coups fourrés, de la bataille, raviront les grands et les petits a coups sûrs. Cette façon de présenter l’histoire, Rhum qui était destinée à orner les murs de quelques édifices religieux afin d’édifier les masses en leur racontant l’histoire de la conquête justifiée, presque contrainte et forcée pour laver l’honneur bafoué de Guillaume, est une premiere dans l’histoire. C’est probablement l’ancêtre de la propagande, c’est aussi la première chronique dessinée. Bref, ça vaut le déplacement à coup sûr.

Tapisserie de Bayeux, 13 bis rue Nesmond, 14400 Bayeux. Tél +33 2 31 51 Seattle… 25 58

J’ai été voir ma Normandie…
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Tant que vous êtes dans cette charmante bourgade, laissez donc votre voiture au parking devant le bâtiment qui abrite la tapisserie, traversez derrière la Mairie et remontez la rue vers la droite. Passez devant la cathédrale, continuez encore quelques dizaines de mètres et poussez la porte de Chantal James, à l’enseigne Bayeux Broderie. Je me dois de vous mettre en garde, cette femme est un peu dangereuse derrière son sourire ensoleillé et son regard céladon. Elle dégage une telle énergie, une telle passion pour son bébé, que vous ne pourrez pas résister. Même moi, qui ne suis pas vraiment une star des travaux d’aiguilles, j’ai été à deux doigts de m’en offrir, juste pour essayer. C’est que madame James est la dernière brodeuse au point de Bayeux de la région. Mais plutôt que de devenir une pièce de musée, elle à fait un choix original, dynamique et généreux. Elle partage cette technique particulière, qui consiste, en deux mots, à colorier la toile de lin, un peu à la manière qu’on les bambins de colorier les dessins. On va dans un sens, en faisant de grands traits, puis dans l’autre, histoire de bien couvrir toute la surface de fils de laine, puis on peaufine les bordures au petit в point. Cela donne une texture, un relief surprenant aux représentations. Mais qu’importe la technique, laissez Chantal vous entraîner avec elle dans les toiles, le travail artisanal mais surtout dans un partage planétaire, car aujourd’hui, elle expédie ses canevas et ses palettes de couleurs aux quatre wholesale jerseys points cardinaux. Je ne vous donne que son téléphone et son adresse internet, car d’ici peu elle va changer de localisation dans la ville. Téléphonez lui avant de passer la voir, elle est capable d’ouvrir rien que pour vous rencontrer.

Bayeux Broderie. Tél +33 6 89 84 32 36.

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Un week-end ou quelques jours de vacances en Normandie, c’est aussi l’occasion de prendre les enfants sous le bras. Défini à leur attention, mais aussi à celle des adultes ne craignez rien, le château de Falaise est un site où il est difficile de se déplacer autrement qu’en imitant le bruit des chevaux et des armures des chevaliers. En grimpant le chemin d’accès qui mène à ce qui fut probablement le pont-levis de l’édifice, il est impossible d’imaginer ce qui se trouve derrière les murailles. Cela commence par une butte enherbée, un glacis gazonné, qui permet aux gosses de s’ébrouer, de se parer de boucliers, heaumes et épées en bois pour jouer aux chevaliers. Les petites filles seront peut-être un rien frustrées dans leurs envies de princesses, mais ce sera juste à l’extérieur. Une fois arrivés dans le bâtiment de l’accueil, louez donc une tablette. Si vous êtes un peu maladroit dans son maniement, vos gamins vous expliqueront. Cette tablette recèle deux niveaux d’explication. D’une part une histoire plutôt fouillée qui racontera aux adultes les tenants et aboutissants de la vie à l’époque de Guillaume et de Mathilde dans la région. D’autre part, pour les têtes blondes, une explication plus abordable et une chasse au trésor pas piquée des hannetons. Attention les yeux, les neurones et les souvenirs, car Limited vous êtes ici dans un monde en réalité augmentée, une technique qui montre ce qu’il y avait aux temps jadis là où vous vous trouverez. Le château de Falaise est assez particulier d’un point de vue urbanistique, car, quelque part, il fait le lien entre les deux grands moments historiques qu’a eut à vivre la région. Il fut édifié, mais pas sous cette forme, à l’époque de Guillaume, et à vécu les affres de la seconde guerre mondiale. Il y a donc un mur, gigantesque, en béton brut, grisâtre, qui évoque à la fois la place forte et les bunkers du mur de l’Atlantique. C’est un pari très audacieux pris par les architectes des bâtiments de France, mais une fois la surprise passée, c’est assez cohérent. Tout comme l’aménagement du château d’ailleurs.

Château de Falaise. Place Guillaume le Conquérant. 14700 Falaise.

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Comment parler des femmes en Normandie au moyen-âge sans appeler la plus lorraine des héroïnes française ? L’histoire de Jeanne d’Arc n’est pas sans évoquer celle du Ché. Les passerelles sont évidentes, et même l’utilisation politique de celle que la légende populaire nomme la Pucelle d’Orléans fait indéniablement penser à celle du plus populaire des barbudos. Pour vous immerger dans les dernières heures de la vie de celle qui fut canonisée au début du XXème siècle seulement, une ballade dans le centre moyenâgeux de Rouen s’impose. La cathédrale surmontée de cette curieuse flèche en acier datant du XIXème siècle, les nombreuses églises, les maisons à encorbellement, les ruelles étroites, le passage des chanoines, vous mèneront vers le palais archiépiscopal. Là, vous pourrez visiter l’historial Jeanne d’Arc, où il vous sera donné d’assister en léger différé au procès en réhabilitation de la demoiselle de Domremy. Le lieu vient d’ouvrir ses portes et bénéficie d’une technologie tout à fait actuelle. Les étapes du procès, les témoins, les doutes de l’accusation, l’utilisation politique à l’époque du jugement, tout vous sera expliqué de manière limpide et abordable même pour des jeunes d’une dizaine d’années. Au sortir de ce moment intense, prenez le temps de visiter les pièces qui QR regroupent à la fois un lieu ou vous pourrez poser des questions à des historiens de grands renom, et une collections d’affiches et d’objets à l’effigie de celle qui devait bouter l’anglois hors de France. Vous sortire au bout de deux petites heures qui auront filé comme le vent de l’histoire. N’oubliez pas de vous rendre sur la place du Vieux Marché ou un monument résolument contemporain entoure le lieu ou fut brûlée vive la combattante. Prenez le temps aussi d’admirer les vitraux de l’église, ils sont du XVIème et présentent un contraste saisissant avec la construction audacieuse qui les abrite.

Historial Jeanne D’arc, 7 rue Saint-Romain, 76000 Rouen

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Où manger ?

Une petite étape à la décoration loufoque, constituée de bric et de broc issus de brocantes seventies. C’est girly a mort, d’ailleurs c’est tenu par deux jeunes femmes qui sont tout à fait dans leur trip. Comble de bonheur, les spécialités maison sont savoureuses et presque aussi originales que la déco.

J’ai été voir ma Normandie…

Chez Paulette, 44 rue des cuisiniers, 14400 Bayeux. +33 2 80 32 03 94

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Si vous avez des envies un peu gastro mais pas prises de tête, je ne peux que vous conseiller Le P’ti resto.

Un petit restaurant, juste en face de la cathédrale locale, où le chef propose une cuisine fusion pleine de belles intentions. La carte des vins est du même tonneau, bref, c’est sympa et franchement abordable.

Le P ‘ti resto, 2 rue du Bienvenu, 14400 Bayeux. Tel +33 2 31 51 85 40

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Dans le genre un peu sérieusement fait, à Rouen, asseyez vous au restaurant La Marmite.

La cheffe propose une cuisine qui met sans chichis les produits locaux en avant. J’ai mangé une raviole de petits gris au livarot dont je me lèche encore les babines…Le patron, en salle propose une belle sélection de vins au verre, a des prix qui font vraiment plaisir.

Restaurant La Marmite. 3 rue de Florence. 76000 Rouen. Tel +33 2 35 71 75 55 .

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Dodo ?

Hôtel Reine Mathilde

Le bonheur c’est facile quand on y met du sien, c’est bien connu. Et quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis vu arriver dans un hôtel deux étoiles. Aie, aie, aie, non que je ne vive que dans des palaces, mais là, j’ai cru que le ciel allait me tomber sur la tête. Et puis, j’ai été guidé dans l’annexe, à la Maison de Mathilde, et j’ai été plus qu’agréablement surpris. C’est gigantesque, les chambres proposent un espace et un aménagement impressionnants. La literie est parfaite, bref, c’est le genre de lieu que je conseille sans aucune réserve. Et si en plus vous analysez les prix, c’est par là qu’il faut commencer son séjour normand sans barguiner !

Hôtel Reine Mathilde, 23 rue Larcher 14400 Bayeux. Tel +33 2 31 92 08 13

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Hôtel de l’Europe

A Caen, a un jet de cloche de la cathédrale et de la place du Vieux Marché, l’hôtel de l’Europe ne paie pas vraiment de mine vu de l’extérieur ou de la réception. Ne vous fiez pas à cette apparence. Ma chambre, la 501, située sur le toit, s’ouvrait sur un panorama exceptionnel et sur une terrasse-jardin un brin surréaliste. Un joli rappel pour ne pas oublier que la région est aussi la patrie de Marcel Duchamp. Des animaux en pièce automobile de récupération montent la garde devant quelques sièges où ne manquent que des nains de jardin pour être complet. Petit remarque particulière pour le petit déjeuner qui fait la part belle aux produits locaux. C’est aussi pour cela que l’on visite la France, pays du bien vivre !

Hôtel de l’Europe, 87 rue aux Ours, 76000 Rouen. Tel +33 2 32 76 17 76

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