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« Maurice, tu n’as pas demandé la parole ». Ainsi s’exprimait très justement, King Julian 1er.

 

Brinzl, voilà un nom qui sent bon la bande dessinée alternative, le voyage imaginaire, ou le pays lointain. Biffer la mention inutile.

Si vous avez choisi la 3è, vous avez gagné ma reconnaissance éternelle. Brinzl c’est une aubergine en mauritien.  Mais le restaurant dont je vais vous entretenir ce jour, n’est pas spécialisé dans le curry de chauve-souris ou l’acras de zourite, la patronne, Laure Genonceaux, est à juste titre, heureuse de ses racines.

Après un parcours bardé de références, la jeune femme a posé la toque dans un lieu bourré de charme et cher au cœur des Bruxellois depuis de très nombreuses années.

Elle travaille ses produits sous un angle totalement original ce qui est du plus rafraîchissant   dans le ronron gastro barban ambiant. Pour ce faire, elle parsème les produits de cette partie-ci du monde de petits traits arrivant en droite ligne de l’océan indien.

J’ai le souvenir d’une langouste, cannelloni et rougail boudin noir cuite à la perfection, pleine de saveurs et pour une fois, bonheur de bonheur, même pas fibreuse.

Ma camarade était portée sur un tendron de veau, chou vert et champignons des bois, goûteux en diable.

Et en dessert, un Paris Brest au caramel beurre salé qui fait tomber pour contrer la grisaille nationale même s’il réduit à néant toutes nos belles intentions de régime pré-estival.

Tant pis pour mon string, je continuerai à déborder un peu.

La carte des vins s’étoffera avec le temps.

Bref tout ça, pour dire que la table de Laure est une jolie paire de claques pour le palais dont je trouve on ne parle vraiment pas assez.

 

Brinzl : rue des Carmélites 93 – 1180 Bruxelles / Tél. : 02 218 23 32

http://www.brinzl.be

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