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Le nom de ce célèbre virage du circuit de Spa-Francorchamps et d’une fragance de chez Guerlain est aussi celui d’un restaurant qui, je l’espère, sera célèbre aussi longtemps que ses homonymes.

 

Posée au bord d’une voie rapide, au milieu de la campagne, une grosse maison bourgeoise à quatre façades sert d’écrin au restaurant. Lors de votre arrivée, jetez un œil à la terrasse au passage et perdez vous dans les nuances, du vert au jaune suivant les saisons, des pâturages et des bosquets environnants, le dépaysement est garanti en un coup d’œil. L’Eau rouge est bien présente à travers de belles images de bolides anciens dans la déco toute simple dans les nuances de gris, je vous rassure, pas 50, c’est de meilleur goût.

Les patrons ont décidé de vivre leur rêve, enfin, un peu plus celui de madame mais monsieur amoureux est monté dans le navire. Pour qu’un restaurant attire les clients, il faut un cadre, c’est fait, un service, c’est fait aussi, car l’équipe de salle est souriante, n’a pas sa langue en poche (rien de plus détestable que ces porteurs d’assiettes sans âme et sans consistance hein ) les propositions de vins sont originales, et un chef qui dépote. C’est qu’actuellement, à part dans le très haut de gamme, les raisons de s’extasier sont souvent un peu toujours les mêmes et le ronron n’est pas toujours forcément souvent dadou. Je vous promets qu’il est possible de vivre sans betterave rouge, sans recettes gluten-free et autres artefacts du temps présent. La cuisine si elle n’est pas classique, se doit d’être un geste, un truc qui donne l’envie de revenir ou de la détester au pire, mais elle n’est pas faite pour être oubliée avant que d’être déféquée. Malheureusement bon nombre d’entre nous ne se souviennent de leurs repas qu’en regardant les images sur leurs smartphones. Et je ne vous évoque même pas les énoncés pénibles et à rallonges pour nous confier par le menu les 34 ingrédients du plat dont on ne connaît le nom exact qu’avec l’aide de notre ami Google. Benjamin Laborie, le chef, a roulé sa bosse dans quelques très belles maisons, notamment dans un 3 macarons pendant huit ans, l’air de rien. Mais ces grandes maisons ne l’ont pas cassé, il n’est rentré dans aucun moule. Oui, il a du caractère, d’aucuns diront un sale caractère mais ce sera une erreur. Il est pétri de talent, il a une volonté dure comme l’airain et il sait où il veut aller. Vous pourrez peut-être ne pas adhérer à l’une ou l’autre préparation, c’est normal et, quelque part tant mieux, mais In Fine, vous découvrirez une cuisine qui parle, une cuisine qui réjouit tant le cœur que les neurones. C’est un bonheur de s’attabler à cette Eau Rouge là, et je vous souhaite de pouvoir y retourner souvent car on va parler beaucoup de l’endroit dans les mois à venir j’en suis certain, alors grouillez-vous d’y prendre vos quartiers !

 

L’Eau Rouge. Chaussée de Charleroi 38, 1380 Lasne. Tél : 02 385 05 31

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Showing 3 comments
  • Denis
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    Eric, j’hésitais à y aller et tu m’as convaincu de m’y rendre avec ma chérie (Et je me suis permis de te tutoyer. Car je suis également originaire de Charleroi et en bon Carolo, quand on rencontre quelqu’un de sympathique comme toi, on se tutoie). 🙂

  • LEGRAIN
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    Comme le dit Monsieur BOSCHMAN ,MATTHIAS AND SAY, mérite qu on prenne le temps de se posé, la cuisine est succulence.
    LD electricité

  • A Nannan
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    Nous venons ce midi d’y passer un moment délicieux.Effectivement comme dit Eric l’accueil chaleureux par Madame et son acolyte très efficace .Le cadre vraiment agréable c’est oublié la vue sur le jardin !!! et du soleil en prime.
    Que dire du repas ….le choix des produits impeccables ,leurs préparations parfois étonnantes ainsi qu’un dosage des saveurs très justes.
    Pour moi une madeleine de Proust ..un Paris Brest, quoi que revisité plein de bonheur gustatif.
    Les vins sont un tantinet chers à la bouteille mais un vin au verre des plus correct vous sera servi.
    Nous y retournerons.

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